Cinquième chapitre

« L’écho des fissures laisse place au séisme
Où résonnent, les hurlements de la Terre
Déchirant le sol, ne laissant que le désert
Le schisme est ambassadeur des cataclysme


Je suis immobile, assis parmi l’aube
Le corps est stoïque, veille la tête haute
Les bras d’une humeur paisible, impassible
Les doigts dansent les tremblements impossibles


L’effroi du déluge ravage la flore
La rivière, engloutie, n’est plus que le Styx
L’eau ne provoque la vie qu’en semant la mort
Le torrent de la pluie rend les terres aux abysses


L’œil ne voit jamais mieux que lorsqu’il est fermé
Je peux voir le sang parcourir chaque veines
Percevoir le cœur battre malgré la scène
Cette eau de vie qui ne l’est vraiment qu’enfermée


L’éclat du tonnerre consume les arbres
La flamme n’existe que lorsqu’ils ne sont plus
Les voix des célestes Sakura se sont tues
Des funestes Azalée naît le candélabre


J’entends les brasiers pourtant le silence est loi
Je sens la chaleur depuis le gel et le froid
La lave jaillit venant m’offrir ses cendres
Le phénix ne naît jamais sans son scaphandre


L’élan de la tempête rase l’existence
Symphonie d’une assourdissante mélodie 
Le chaos du cyclone joue la rhapsodie
Puis emporte les restes de subsistance


Je suis calme, j’écoute la sérénité
Regarde le doux vent traverser les démons
J’inspire, je peux voir l’air emplir mes poumons
J’expire, lentement et mon souffle est léger

L’émoi de l’atmosphère grandit de néant
Où se métamorphosent les ombres aux géants
Le gouffre des abîmes est toujours plus profond
Où les morceaux de ciel se confondent aux bas-fond


Je marche, par delà les confins du conscient
Où ne vit que le clair noir d’un monde initiant
En cette antre demeure ma chrysalide
Où l’univers me regarde et ne voit que le vide »