L’aube sera aurore quand le crépuscule sera l’aube

« Au-delà de ce que l’aurore dessinait
Bien après la lassante rosée du matin
Un horizon empli de vide dressait
Des silhouettes erratiques au bout du chemin

Comme un destin que l’on pourrait forger demain
S’opposer, confronter l’aisance de satin
Un dessein que l’on créerait de nos deux mains
Se lever puis traverser ce miroir sans tain

Comme un destin que nos pairs nous révèleraient
Un appel à la norme, la stabilité
Rêve de restreints conformistes qu’ils suivraient
L’archétype d’une vie de culpabilité

Comme d’un destin au crépuscule prenant fin
Éclipse éternelle, règne de brume
Existence dans le dédale des défunts
Le silence vit, et le reste se consume »