Il est minuit

« Il est minuit. Je marche sur le bord, le vent emportant mes cheveux. Je ne sens plus rien, je suis juste paisible mon souffle s’arrête, mes yeux se ferment et mon coeur est léger. J’entends au loin la ville et ses lamentations mélodieuses qui se mêlait à l’entrechoquement des vagues se déposant à mes pieds.


Il est minuit. J’oublie la réalité, ma tête se vide lentement de toutes ces tombes, ces serments, ces fatalités d’espérance. Lorsque je délaisse tout cela, il ne reste que l’écho des vagues qui raisonnaient en moi comme des cris de naufragés a travers le brouillard.


Je contemple silencieusement les étoiles se refléter paisiblement dans cet immensité bleue. Cette immensité me ressemble : claire et lumineuse à la surface, sombre et ténébreuse à l’intérieur.


Tiens ! Le vent s’est arrêté, tout est silencieux, le temps semble s’être mis en pause, il n’y a plus rien autour, juste moi et cet univers se reflétant chacun l’un dans l’autre, tentant chacun de contempler la
beauté de l’autre, paisiblement, sans aucun stress vagabond ou aucune contrainte de la réalité qui viendrait troublé cette instant. Je suis juste paisible, je ne sens rien, le vent est revenu, je regarde ma montre, il est minuit »